Les Seychelles confirment leur statut de pays africain le moins corrompu, selon le dernier Indice de perception de la corruption (CPI) 2024 publié par Transparency International. Avec un score de 72 sur 100, l’archipel se hisse au 18ᵉ rang mondial sur 180 pays évalués, conservant ainsi sa position de leader en Afrique en matière de transparence et de bonne gouvernance.
Un modèle d’intégrité en Afrique
Dans une région souvent marquée par des défis liés à la corruption, les Seychelles se démarquent par leur engagement en faveur de la gouvernance éthique et de l’État de droit. Depuis plusieurs années, le pays met en place des réformes pour renforcer la transparence administrative, la lutte contre le blanchiment d’argent et la bonne gestion des finances publiques.
« Nous avons fait de la lutte contre la corruption une priorité nationale. Ce classement démontre que nos efforts portent leurs fruits, mais il ne signifie pas que notre travail est terminé. La transparence est un combat permanent, » a déclaré Patrick Payet, ministre des Finances des Seychelles, à l’occasion de la publication du rapport.
Les clés du succès des Seychelles
Si l’archipel continue d’afficher de bons résultats en matière de transparence, c’est grâce à plusieurs initiatives mises en place ces dernières années :
- Indépendance de la Commission anti-corruption : Créée pour enquêter sur les pratiques illégales, cette commission bénéficie d’un cadre législatif renforcé et d’une autonomie accrue.
- Modernisation des institutions publiques : Des mesures ont été adoptées pour assurer une gestion efficace et transparente des marchés publics et limiter les risques de détournements de fonds.
- Lutte contre le blanchiment d’argent : Les Seychelles collaborent étroitement avec des organismes internationaux pour renforcer la surveillance des flux financiers et éviter les dérives liées aux paradis fiscaux.
- Soutien des médias et de la société civile : L’engagement des organisations non gouvernementales et des journalistes dans la surveillance des affaires publiques joue également un rôle clé dans cette dynamique positive.
Un contraste avec le reste du continent
Le classement de Transparency International révèle un écart important entre les Seychelles et d’autres pays africains. À titre de comparaison, des puissances économiques du continent comme l’Afrique du Sud (score de 43/100), le Nigeria (25/100) ou encore la RDC (19/100) sont loin derrière, souvent freinées par des problèmes de corruption institutionnalisée. La Somalie ferme le classement africain avec un score alarmant de 12/100.
Toutefois, l’organisation souligne que même les pays mieux classés, dont les Seychelles, ne sont pas exempts de risques et doivent maintenir une vigilance constante face aux nouvelles formes de corruption.
Un modèle à suivre pour l’Afrique ?
Avec ce nouveau classement, les Seychelles réaffirment leur position de modèle de bonne gouvernance en Afrique. Leur performance pourrait inspirer d’autres nations africaines en quête de réformes institutionnelles et économiques.
Le président Wavel Ramkalawan, en réaction à la publication du rapport, a rappelé que « les Seychelles continueront de travailler pour garantir une transparence totale et une justice équitable pour tous. »
Alors que le pays cherche à attirer davantage d’investisseurs étrangers et à renforcer sa place dans le commerce international, ce classement constitue un atout de taille pour sa réputation à l’échelle mondiale.















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