L’Afrique du Sud, seule nation africaine membre du G20, accueille pour la première fois la réunion du groupe de travail sur la recherche et l’innovation du G20. Cet événement, qui se déroule du 23 au 25 février à Pretoria, rassemble des délégations de haut niveau, des chercheurs et des acteurs du secteur privé pour discuter des grands enjeux scientifiques et technologiques mondiaux.
Un sommet stratégique pour l’innovation mondiale
Placé sous le thème « Solidarité, égalité et durabilité », ce sommet s’inscrit dans une volonté de renforcer la coopération internationale en matière de recherche, notamment sur les défis liés au changement climatique, à la santé publique et aux nouvelles technologies. L’Afrique du Sud, en tant que pays hôte, entend jouer un rôle clé dans l’intégration des priorités africaines au sein des discussions du G20.
« L’innovation doit être un levier de développement inclusif. Nous voulons que la science et la technologie profitent à tous, et non seulement aux pays les plus avancés », a déclaré la ministre sud-africaine de la Science et de l’Innovation, Blade Nzimande, lors de l’ouverture du sommet.
Des enjeux majeurs pour l’Afrique et le monde
Parmi les sujets à l’ordre du jour, l’accent est mis sur l’intelligence artificielle, la recherche en santé et les énergies renouvelables. Les représentants africains insistent sur la nécessité de financements accrus pour la recherche scientifique en Afrique, un continent qui ne représente que 1% des dépenses mondiales en R&D malgré une population de plus d’un milliard d’habitants.
Les discussions portent aussi sur le rôle des nouvelles technologies dans la lutte contre le changement climatique, alors que l’Afrique du Sud fait face à de graves crises énergétiques et à une augmentation des épisodes climatiques extrêmes.
Vers une feuille de route commune ?
Cette réunion du groupe de travail du G20 devrait déboucher sur une déclaration conjointe engageant les pays membres à investir davantage dans des projets de recherche collaboratifs et à partager les innovations technologiques de manière plus équitable.
Si les intentions affichées sont ambitieuses, plusieurs observateurs pointent le risque que les pays les plus riches monopolisent encore les avancées scientifiques, au détriment des économies émergentes. « Il est essentiel que les pays en développement ne soient pas seulement des consommateurs de technologies, mais aussi des créateurs d’innovation », a alerté le chercheur sud-africain Tshilidzi Marwala, vice-président de l’Académie des sciences d’Afrique du Sud.
Alors que la réunion touche à sa fin, tous les regards se tournent vers la présidence brésilienne du G20, qui devra transformer ces engagements en actions concrètes pour une science plus équitable et accessible à tous.





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