Sous la présidence du chef de l’État, Ismaïl Omar Guelleh, le Conseil des ministres s’est réuni ce mardi pour sa quatrième séance de l’année. Parmi les décisions majeures adoptées lors de cette session, la création d’un Comité national de pilotage pour le développement et la mise en œuvre d’un Plan d’Action National des « Entreprises et des Droits de l’Homme » marque une avancée significative pour la gouvernance économique et sociale du pays.
Un cadre national pour une économie responsable
Le gouvernement djiboutien ambitionne d’harmoniser la croissance économique avec les principes fondamentaux des droits humains. La mise en place de ce Plan d’Action National vise à établir des directives claires pour encourager une responsabilité sociale des entreprises (RSE), notamment dans des secteurs stratégiques tels que les infrastructures, l’énergie et les services logistiques.
Ce projet s’inspire des Principes directeurs des Nations unies relatifs aux entreprises et aux droits de l’homme, adoptés en 2011, qui encouragent les États à veiller à ce que le développement économique ne se fasse pas au détriment des travailleurs et des communautés locales.
Une volonté politique affirmée
En initiant ce Plan d’Action National, Djibouti réaffirme son engagement en faveur d’un développement durable et éthique. Selon une source proche du gouvernement, cette mesure vise à garantir que les investissements nationaux et étrangers respectent les droits fondamentaux des employés, promeuvent une bonne gouvernance et participent à l’amélioration des conditions de vie des citoyens.
Dans son allocution, le président Guelleh a insisté sur l’importance d’un cadre réglementaire renforçant la transparence et la responsabilité des entreprises opérant sur le territoire.
« Il est de notre devoir d’assurer un climat des affaires qui protège les intérêts des travailleurs, tout en favorisant un environnement propice à l’investissement et à la compétitivité » a-t-il déclaré.
Un signal fort pour les partenaires internationaux
L’adoption de ce Plan d’Action National pourrait également renforcer l’attractivité de Djibouti aux yeux des investisseurs étrangers et des institutions financières internationales, soucieuses de s’associer à des projets respectant des normes éthiques strictes.
Cette initiative s’inscrit dans un contexte où la Corne de l’Afrique attire un intérêt croissant pour ses infrastructures logistiques stratégiques, notamment avec le développement des ports de Djibouti et les investissements massifs en provenance de la Chine, de l’Union européenne et du Moyen-Orient.
Vers une mise en œuvre effective
La création du Comité national de pilotage assurera le suivi des engagements pris dans le cadre de ce plan. Composé d’experts du secteur privé, de représentants gouvernementaux et d’organisations de la société civile, ce comité aura pour mission de garantir l’application des mesures adoptées et d’évaluer leur impact sur le terrain.
Avec cette nouvelle initiative, Djibouti fait un pas de plus vers une économie plus inclusive et respectueuse des droits humains, un signal fort qui pourrait inspirer d’autres pays de la région.







Laisser une Réponse